Tous ceux qui ont voulu la Méditerranée ont d’abord pris cette île, et chacun y a laissé le bâtiment dont il était le plus fier. À Taormine, un théâtre grec utilise encore le volcan comme décor. Catane a été rebâtie en pierre de lave noire et blanche après le séisme de 1693, et Ortigia — la vieille île de Syracuse — est un labyrinthe de pierre que l’on traverse en vingt minutes et dont on se souvient des années.
Trois couches tiennent ici dans la même rue : un mur grec, un plan arabe, une façade baroque par-dessus.
Un guide qui connaît l’archéologie vaut mieux que n’importe quelle file d’attente : les pierres ne s’expliquent pas seules.
Presque tout est à une heure du volcan : matinée sur la montagne et après-midi dans un théâtre, c’est la même journée.
Le catalogue est ouvert mais se remplit encore, une activité à la fois, à la main. Si vous tenez quelque chose autour de l’Etna, c’est le moment d’être parmi les premiers.