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Qui c’était
283–304 · santa e martire cristiana (283-304) · santuario di Santa Lucia al Sepolcro · Siracusa
Lucie de Syracuse ou sainte Lucie, vierge et martyre chrétienne dont le nom est illustré dans l'histoire de l'Église sicilienne, est issue d'une noble et très riche famille de Syracuse. Elle souffre le martyre au début du IVe siècle, lors des persécutions de Dioclétien. Certains considèrent qu'elle est morte en 303, d'autres en 304 ou même en 310.
Son nom est un dérivé du latin lux (lumière). Elle est également appelée Luce. Jacques de Voragine situe sa fête, dans La Légende dorée, juste avant celle de saint Thomas, soit à peu de chose près lors du solstice d'hiver. D'où le dicton disant qu'« à la Sainte-Luce, les jours croissent du saut d'une puce ». D'où aussi les nombreuses fêtes de la lumière auxquelles elle est associée en Europe du Nord, notamment en Scandinavie (et particulièrement en Suède). L'explication du dicton est assez simple, bien qu'il paraisse faux à première vue. Il est probable que la raison provienne du passage du calendrier julien au grégorien qui eut lieu en France le 9 décembre 1582. Le 13 décembre dans le julien correspond à notre époque au 26 décembre, date à laquelle la durée du jour commence à augmenter effectivement. Elle représente pour certains la sainte Lumière qui protège la vue comme les yeux.
Les sources officielles reconnues par l'Église concernant sa vie sont par excellence le Bréviaire et le Martyrologe romain. Le récit de son existence est pour l'essentiel compilé à partir des sources anciennes dans La Légende dorée, de Jacques de Voragine. D'autres sources sont les Bollandistes, les écrits de Dom Ruinart, Baillet, Tillemont, Fleury, d'Alban Butler (traduit par l'abbé Godescard), et l'ouvrage des abbés François-Philippe Mésenguy (1677-1763) et Claude-Pierre Goujet (1697-1767), Les Vies des saints d'après le Missel et le Martyrologe romain.
L'Église enseigne donc que Lucie vivait à Syracuse avec sa mère Eutychie. Elle vénérait depuis son enfance le Christ et la vierge martyre sicilienne sainte Agathe. Sa mère souffrait d'une inflammation des entrailles et de pertes de sang, sans guérison depuis quatre ans. Lucie décida un jour de conduire celle-ci devant le tombeau d'Agathe, à Catane, et de lui demander la guérison. Sainte Agathe apparut la nuit suivante à Lucie et lui déclara : « Vierge Lucie, ma sœur, pourquoi viens-tu me demander ce que tu pourras bientôt accorder toi-même à ta mère ? Comme j'ai été établie gardienne de la ville de Catane, tu seras établie gardienne de la ville de Syracuse ».
Le lendemain, Eutychie recouvra la santé. À la suite de cette guérison, Lucie demanda à sa mère la permission de distribuer aux pauvres tout ce qui lui revenait de l'héritage de son père, ce qu'Eutychie accorda. Toutes deux se mirent alors à donner chaque jour aux pauvres tout ce qu'elles possédaient. De plus, Lucie annonça à sa mère qu'elle avait depuis l'enfance fait secrètement le vœu d'une virginité perpétuelle.
Mais avant d'avoir appris le vœu de chasteté de sa fille, Eutychie avait promis Lucie à un jeune homme. Il entra dans une violente colère quand il…
Les reliques de sainte Lucie, après avoir été transportées à Constantinople par les Byzantins, sont depuis la chute de la ville, à Venise, dans l'église San Geremia. Quelques fragments ont été rapportés à Syracuse.
Le culte de sainte Lucie s’est également développé à Metz après qu’une partie de ses reliques fut rapportée en l’église Saint-Vincent.
Jusqu'à l'édition de Jean XXIII en 1960, et déjà dans l'édition tridentine de Pie V, le calendrier romain général incluait à la date du 16 septembre une commémoraison des saints Lucie et Géminien. La révision de 1969 l'a supprimée comme doublon de la fête principale (dies natalis) de Lucie et parce que ce Géminien, mentionné dans la Passio de la sainte, semble n'être qu'un personnage fictif.
Sainte Lucie de Syracuse est invoquée contre les maladies des yeux et les hémorragies. Elle est la patronne des maladies ophtalmiques, des opticiens, des ophtalmologues et des électriciens[réf. nécessaire].
Elle est l'une des trois grandes saintes de Sicile, elle à Syracuse, Agathe à Catane, et Rosalie à Palerme.
Au Brésil, le culte de sainte Lucie est particulièrement vivant à Santa Luzia, dans la région métropolitaine de Belo Horizonte, où une procession annuelle réunit des milliers de fidèles lors du Jubilé de Santa Luzia, patronne de la ville et protectrice de la vue. Cette dévotion tricentenaire inclut notamment le Jour des pèlerins, marqué par un pèlerinage des personnes malvoyantes et des professionnels de l’ophtalmologie vers l’église baroque de la Praça da Matriz.
L'île de Sainte-Lucie, dans les Caraïbes, a été nommée en son honneur.
L'iconographie de Lucie porte sur différents épisodes légendaires de sa vie, et en particulier les circonstances de son martyre. La plus ancienne représentation connue est une mosaïque du VIe siècle, consacrée aux vierges, dans laquelle elle n'a aucun attribut. Cette mosaïque est située dans l'église Saint-Appollinaire-le-Neuf (Ravenne).
Les représentations de son jugement et de son immobilisation par le Saint-Esprit sont nombreuses (exemple le retable de sainte Lucie de Lorenzo Lotto).
Le motif des yeux portés sur un plateau n'apparaît pas avant le XIVe siècle, période à laquelle les malvoyants l'invoquent pour retrouver la vue. Par exemple, l'œuvre de Pietro Lorenzetti dans l'église Santa Lucia Frole Rovinate à Florence. Elle est également représentée porteuse d'une palme et d'un plateau avec une paire d'yeux.
Véronèse, en 1585-1586, insiste sur la communion, dans le contexte de la Réforme catholique : Le Martyre et la Dernière Communion de sainte Lucie de 137 × 173 cm, conservé à la National Gallery of Art de Washington.
L'opercule du coquillage nommé le Turbo Rugueux que l'on trouve sur les rivages méditerranéens symbolise les yeux de sainte Lucie. En porter un éloigne, dit-on, le mauvais œil et favorise la chance. En Corse également, l'œil de sainte Lucie est considéré comme un porte-bonheur.
Elle est souvent représentée avec une coupelle contenant ses yeux, offerts à la Vierge Marie.
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