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★ 4 Valle dei Templi (Vallée des Temples)

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Valle dei Templi (Vallée des Temples)
Photo : Wikimedia Commons · CC BY-SA

La zone archéologique d'Agrigente, en Sicile,, comprend le « parc archéologique de la Vallée des Temples », et d'autres vestiges situés sur l'acropole et en divers lieux de la ville.

Pour en savoir plus
Une situation exceptionnelle

Fondée en -582 par des Grecs venus de la cité voisine de Gela, la colonie prend le même nom que le fleuve qui longe son site d'implantation, l'Akragas, au sud, qui est symbolisé par un crabe sur les monnaies de la ville (photo ci-dessous) dès la fin du VIe siècle av. J.-C..
Son relief très escarpé lui permet de se défendre facilement contre ses ennemis. Le site est naturellement protégé par les vallées de l'Akragas (auj. San Biagio) à l'est et de l'Hypsas (auj. Drago) à l'ouest, les cours d'eau se réunissant en contrebas au sud. Il est dominé au nord par l’acropole (326 m, où est construite la ville moderne) et la Roche d’Athéna (354 m). La ville, protégée par une muraille flanquée de tours carrées et percée de huit portes elles-mêmes fortifiées, aurait occupé les pentes inférieures du site laissant aux temples et sanctuaires les hauteurs et la terrasse dominant le confluent et la mer, à 3 kilomètres.
Les archéologues ont d'abord cru qu'Agrigente n'avait pas adopté de plan régulier d'urbanisme, privilégiant l'adaptation aux reliefs et aux ressources de la zone. Mais le quartier hellénistico-romain mis au jour autour de l’église San Nicola par exemple, prouve l'existence de rues orthogonales dès la seconde moitié du VIe siècle, dans lesquelles s'élevaient des maisons à péristyle ou à atrium, ornées de mosaïques. Ce plan aurait donc existé depuis la fondation de la cité pour s’accentuer sous Théron et Timoléon et s'évanouir après les IIIe – IVe siècles.
La ville s'impose très vite comme l'une des colonies les plus brillantes et les plus prospères de l'Occident hellénique. Sa plaine très féconde lui assure une importante production d'huile d'olive et de vin, dont elle fait commerce dans le bassin méditerranéen, notamment avec Carthage.
La cité connaît une expansion…

Historique des fouilles et de la protection

Tommaso Fazello décrit le site archéologique dans son ouvrage De rebus siculis en 1558. Giuseppe Maria Pancrazi livre également le résultat de ses explorations dans Antichità siciliane en 1752. Johann Joachim Winckelmann publie ses Remarques sur l'architecture des anciens temples d'Agrigente en 1759.
En 1796, le prince Gabriele di Torremuzza, nommé gardien des Antiquités du Val di Mazzara par Ferdinand IV, fait relever les colonnes du temple d'Héra Licinia, après avoir fait supprimer les aménagements chrétiens du temple de la Concorde. Après la création de la Commission des Antiquités et Beaux-arts pour la Sicile à Palerme en 1827, les temples de la Concorde et des Dioscures sont restaurés. Plusieurs intellectuels européens visitent à cette époque la Sicile et les ruines d'Agrigente : Goethe, Alexis de Tocqueville, Guy de Maupassant...
En 1835-1836, Domenico Antonio Lo Faso Pietrasanta réalise des fouilles, alors que les premiers pilleurs de tombes, les tombaroli, alimentent le marché noir en objets archéologiques. Les fouilles explorent les nécropoles à partir de 1899 et le reste du site à partir de 1916, plus intensivement entre 1925 et 1932 sous la direction de Pirro Marconi, livrant des traces d'occupation du site de la préhistoire à la domination romaine, grâce au soutien financier d'Alexander Hardcastle, acquéreur de la Villa Aurea. Giuseppe Cultrera, Goffredo Ricci et Jole Bovio Marconi poursuivent les recherches. Entre 1953 et 1958, les fouilles explorent le sanctuaire des divinités chtoniennes et le quartier gréco-romain. L'aire de San Nicola est la dernière explorée.
Dégradé par le temps, les pillages et les réutilisations, le site est protégé par les lois nationales de 1968 et 1971, puis régionales de 1991 et 2000, aboutissant à la création du parc…

Les temples du site

Les dix temples ont été bâtis entre -520 et -430, à l'apogée de la cité hellénique, dans un mauvais calcaire coquillier qui s'est doté d'une patine dorée avec le temps, puis qui a été recouvert dans l’Antiquité d’un stuc blanc, pour imiter le marbre. Sept ont été élevés sur la terrasse méridionale, un sur l’acropole, un sur la Roche d’Athéna, un près du confluent. Ils ont pu être construits sur des zones déjà dédiées aux divinités par les Sicanes, et prendre la suite de temples simples de type mégaron avec parfois une colonnade axiale. Presque aucune description contemporaine ne permettant de certifier leur dédicace, il leur a été attribué des noms conventionnels et des lettres.

Les artistes d'Agrigente semblent avoir privilégié les statues en terre cuite toujours maigres, parfois de grande taille, comme la tête de kouros de -540, ou la tête de femme de -500 aux influences attiques conservée au Musée de Palerme, et encore la tête casquée d’Athéna, de -490, à la fois de tradition ionienne mais annonciatrice du style sévère. L’Olympieion semble être le seul à avoir reçu une décoration sculptée. On a également découvert à San Bagio un kouros en marbre, l'éphèbe d'Agrigente.

Temple d'Héraclès (temple A)
Le temple d'Héraclès est situé près de la route, à l'est du parc, près de l'entrée, tout à côté de la porte IV (porta Aurea). L'identification de ce temple dédié à Héraclès est donnée par Cicéron lui-même, questeur en Sicile en l'année -75. Dans ses célèbres accusations contre Verrès, il évoque une grande statue de bronze d'Héraclès, dans un temple situé près de l'agora (basse agora, près de la porte IV) : ses lèvres et son menton étaient usés, dit-il, à force d'être touchés par les pèlerins, et Verrès projetait de s'en emparer. Selon Biagio Pace, il a pu être dédié aux…

Musée archéologique

Le musée archéologique, situé dans l'enceinte de la vallée des temples, expose 5688 pièces réparties dans 18 salles organisées selon des critères chronologique et topographique, allant de la préhistoire à la fin de l'époque gréco-romaine. La collection de céramiques est particulièrement importante et contient des chefs-d'œuvre, tels une scène sacrificielle et le portrait d'un acteur jouant Persée (voir ci-dessous). Le musée expose aussi des sculptures, un télamon, des maquettes de temples ainsi qu'une importante collection de pièces de monnaie et des inscriptions épigraphiques. Parmi les objets extraits de la nécropole, on remarque un sarcophage en marbre du IIe siècle illustrant sur trois de ses côtés divers moments de la vie d'un enfant mort prématurément

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Photos
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En bref

★ Patrimoine mondial UNESCO
Téléphone+39-0922-621657

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Itinéraire Carte Site

Horaires: Mo-Su 08:30-20:00

37.29116 N · 13.58957 E

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