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Qui c’était
1801–1835 · compositore italiano · Museo civico Belliniano · Catania
Vincenzo Bellini, né le 3 novembre 1801 à Catane, et mort le 23 septembre 1835 à Puteaux (France), est un compositeur italien.
Jeunesse à Catane
Le grand-père de Vincenzo Bellini, Vincenzo Tobia Bellini (1744-1829), fait des études musicales au conservatoire Sant'Onofrio de Naples et s'installe à Catane, qui fait alors partie du royaume de Sicile, vers 1767. Il y devient organiste, professeur de musique et maître de chapelle au Palais Biscari. Rosario (1776-1840), son fils aîné, devient lui aussi musicien professionnel et se marie en 1801 avec Agata Ferlito (1778-1846). Vincenzo Salvatore Carmelo Francesco, aîné d'une famille de sept enfants, quatre fils et trois filles, naît dans les premières heures du 3 novembre 1801 au Palazzo Gravina-Cruyllas, où demeure la famille.
Les légendes répandues après la mort du compositeur affirment qu'il chante un air de Valentino Fioravanti à dix-huit mois, qu'il commence à étudier le solfège à deux ans et le piano à trois ans. À cinq ans, il joue apparemment « merveilleusement bien ». Ces histoires sont à considérer avec une grande précaution mais il est généralement admis qu'il compose son premier air de musique religieuse, désormais perdu, à six ans.
En 1816, Bellini s'installe chez son grand-père, qui lui donne des leçons de musique. Peu après, le jeune compositeur écrit les neuf ariettes Versetti da cantarsi il Venerdi Santo, dont huit sont basés sur des textes de Pietro Metastasio. En 1818, il compose plusieurs morceaux vocaux et instrumentaux ainsi qu'une symphonie en ré majeur pour petit orchestre qui le font connaître dans les milieux aisés de Catane.
Le nouveau gouverneur de province, Stefano Notabartolo, duc de Santomartino, et son épouse Eleonora prennent l'adolescent sous leur protection. Bellini, ayant appris tout ce qu'il pouvait à Catane, demande une aide financière aux autorités régionales, le Decurionato, pour partir étudier à Naples. Une…
Adelson e Salvini, premier opéra de Bellini, demeure essentiellement une œuvre conventionnelle d'étudiant doué, même si certaines pages retiennent l'attention. Le compositeur y manifeste déjà sa capacité à développer de longues mélodies, mais l'influence de Mozart, de Pergolèse et de Rossini sur l'œuvre est palpable. Bellini commence à se dégager de ces influences dès son deuxième opéra, Bianca e Fernando. Son style personnel, inclination pour le chant avec de longues mélodies et accompagnement « souvent confié aux bois de l'orchestre », apparaît déjà. La version révisée bénéficie d'un meilleur livret, et le rôle de Bianca ainsi que plusieurs ensembles « prouvent une réelle maîtrise dramatique ».
Il pirata est le premier chef-d'œuvre de Bellini, ainsi que « l'une des plus grandes expressions du mélodrame lyrique romantique italien ». La musique retranscrit les sentiments des personnages et permet au public de s'identifier à eux, alors que Bellini cherche à briser le cadre de la forme close, arias et récitatifs autonomes à l'intérieur d'un vaste ensemble musical, pour tendre vers le « chant infini ». L'expression des sentiments se fait plus directe, avec moins d'ornements. La scène culminante de l'opéra est la première dans laquelle « l'héroïne devient folle pour fuir une réalité inacceptable », Bellini donnant à une scène de tragédie classique des accents romantiques avec son accompagnement musical où des instruments comme le cor anglais et la harpe jouent un rôle important.
La straniera a pour principal écueil un personnage-titre qui, par le mystère qui l'entoure, ne suscite pas l'empathie du public, alors que le personnage principal masculin n'est pas vraisemblable « avec son amour obessionnel et injustifié ». Les défauts du livret, personnages manquant d'intérêt et…
Gaetano Donizetti compose, sur proposition de Giovanni Ricordi, une cantate à la mémoire de Bellini sur des vers d’Andrea Maffei et en octobre 1835, il propose un Requiem à la mémoire de Bellini, qui sera créé en 1870 à Santa Maria Maggiore de Bergame. Le compositeur donnera aussi une Sinfonia pour orchestre sur des thèmes de Vincenzo Bellini.
Le Teatro Massimo Vincenzo Bellini (litt. en français : Grand Théâtre Vincenzo-Bellini), la principale salle d'opéra de sa ville natale, a été nommé ainsi en hommage à l'un des plus célèbres enfants de la cité sicilienne. Il a été inauguré le 31 mai 1890 avec une représentation de son opéra Norma.
Le Museo Civico Vincenzo Bellini, installé dans le Palazzo Gravina-Cruyllas à Catane, maison natale du compositeur, conserve des souvenirs et des manuscrits du compositeur. Le plus vieux jardin public de Catane est nommé Giardino Bellini (en), et le conservatoire de musique porte aussi son nom. Le compositeur est aussi honoré dans d'autres villes d'Italie comme Palerme, où le Teatro Bellini se trouve sur la Piazza Bellini ; et Naples, où il y a également une Piazza Bellini et un Teatro Bellini.
Bellini figure sur le recto du billet de 5 000 lires de la Banque d'Italie dans les années 1980 et 1990, le verso représentant une scène de l'opéra Norma.
A Paris, la rue Bellini, située dans le 16ᵉ arrondissement, dans le quartier de la Muette, débute au 21, rue Scheffer et se termine au 30, avenue Paul-Doumer. Cette voie mesure 73 mètres de long et 7 mètres de large. Initialement ouverte en 1823 sous le nom de « rue de la Planchette », elle a été renommée « rue Bellini » par un décret du 24 août 1864.
Le Cimetière du Père-Lachaise accueille un cénotaphe Bellini, division 11. Conçu par l'architecte Guillaume Abel Blouet et le sculpteur Carlo…
Les années 1950 et 1960 marquent le début de la redécouverte de l'œuvre de Bellini. Si Maria Callas interprète dès 1949 Norma, rôle qui la suivra toute sa carrière, elle réhabilite aussi La sonnambula en 1955 à Cologne, Il pirata en 1958 à la Scala, et I puritani. Début 1960, Joan Sutherland interprète Beatrice di Tenda permettant donc sa redécouverte. En 1966, le rôle de Roméo dans I Capuleti e i Montecchi est retranscrit pour un ténor, contribuant donc à la diffusion de la renommée de l'opéra.
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