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Qui c’était
1906–1938 · fisico italiano · Catania
Ettore Majorana est un physicien italien. Il est surtout connu pour ses travaux en physique des particules, avec des applications particulières de la théorie des neutrinos. Sa disparition soudaine et mystérieuse, au printemps de 1938, a suscité de nombreuses spéculations sur un possible suicide en mer Tyrrhénienne, ou sur une disparition volontaire.
« Dans le monde il y a plusieurs catégories de scientifiques : ceux qui font de leur mieux et ceux, de premier plan, qui font de grandes découvertes, fondamentales pour le développement de la science. Et puis, il y a les génies, comme Galilée et Newton. Ettore était de ceux-là. »
— Enrico Fermi
Enfance et jeunesse
Ettore Majorana est né le 5 août 1906 dans l’appartement familial situé au 251 via Etnea (it) à Catane en Sicile. Issu d’une riche et prestigieuse famille sicilienne, il est le quatrième enfant (d’une fratrie de cinq) de Fabio Massimo Majorana (it) (1875-1934) et Dorina (Salvatrice) Majorana-Corso (1876-1965).
Le grand-père d’Ettore, Salvatore Majorana Calatabiano (it) (1825-1897), fut député, ministre de l’Agriculture, de l’Industrie et du Commerce dans les premier et troisième gouvernements Depretis (1876-1879), et sénateur en 1879. Son oncle, Quirino, fut professeur de physique expérimentale à l’université de Bologne.
Son père, Fabio, le plus jeune de cinq frères, fut diplômé en ingénierie à dix-neuf ans, puis en physique et mathématiques, et responsable de la Compagnie des télégraphes et télécommunications de la ville. Les quatre autres frères sont Joseph (it), juriste, recteur d’université et député ; Angelo (it), homme d’État ; Quirino, physicien ; Dante (it), juriste et recteur d’université.
Sa mère, quant à elle, descend d’une ancienne dynastie sicilienne possédant d’importants terrains.
Les frères et sœurs d’Ettore sont Rosina ; Salvatore (it), docteur en droit et philosophe ; Luciano, ingénieur civil spécialisé dans la construction aéronautique (conception et construction d’instruments pour l’optique d’astronomie) ; et Maria, la benjamine, musicienne enseignant le piano.
Ses parents le mettent en scène dès l’âge de quatre ans en lui soumettant…
De son vivant, Majorana a publié neuf articles de 1928 à 1937 :
six de physique atomique :
(it) Giovanni Gentile Jr. et Ettore Majorana, « Sullo sdoppiamento dei termini Roentgen e ottici a causa dell’elettrone rotante e sulla intensità delle righe del cesio », Rendiconti dell’Accademia dei Lincei, vol. 8, 1928, p. 229–233 (lire en ligne).
(it) Ettore Majorana, « Sulla formazione dello ione molecolare di elio », Il Nuovo Cimento, vol. 8, no 1, mars 1931, p. 22–28 (DOI 10.1007/BF02959473, lire en ligne).
(it) Ettore Majorana, « I presunti termini anomali dell’elio », Il Nuovo Cimento, vol. 8, no 1, mars 1931, p. 78–83 (DOI 10.1007/BF02959479, lire en ligne).
(it) Ettore Majorana, « Reazione pseudopolare fra atomi di idrogeno », Rendiconti dell’Accademia dei Lincei, vol. 13, 1931, p. 58–61 (lire en ligne).
(it) Ettore Majorana, « Teoria dei tripletti P’ incompleti », Il Nuovo Cimento, vol. 8, mars 1931, p. 107–113 (DOI 10.1007/BF02959482, lire en ligne).
(it) Ettore Majorana, « Atomi orientati in campo magnetico variabile », Il Nuovo Cimento, vol. 9, no 2, février 1932, p. 43–50 (DOI 10.1007/BF02960953, lire en ligne) : effet dit Majorana-Brossel ;
trois de physique nucléaire :
(it) Ettore Majorana, « Teoria Relativistica di Particelle Con Momento Intrinseco Arbitrario », Il Nuovo Cimento, vol. 9, no 10, décembre 1932, p. 335–344 (DOI 10.1007/BF02959557, lire en ligne) Équation quantique relativiste, équivalente à celle publiée en 1945 par Dirac-Fierz-Pauli, utilisant une nouvelle technique de représentation du groupe de Lorentz.
(de) Ettore Majorana, « Über die Kerntheorie », Zeitschrift für Physik, vol. 82, no 3, mars 1933, p. 137–145 (DOI 10.1007/BF01341484, lire en ligne), et (it) Ettore Majorana, « Sulla teoria dei nuclei », La Ricerca Scientifica, 1933,…
Dans la culture
Friedrich Dürrenmatt, Les Physiciens (1961), (théâtre).
Edoardo Amaldi, Ettore Majorana man and scientist (1966) et La vita e l’opera di Ettore Majorana (1966).
Leonardo Sciascia, La Disparition de Majorana (1975) (tr. fr., Paris, Allia, 2012), (biographie romancée).
Jordi Bonells, La deuxième disparition de Majorana, Paris, Liana Levi, 2004, (roman).
Anne-Marie Cambon, Une destination légèrement incertaine : roman, Paris, Dialogues, 2011, 353 p. (ISBN 978-2-918135-35-7), (roman).
Nils Barrellon, Le neutrino de Majorana : Roman policier, Jigal, 2019, 288 p. (ISBN 978-2-37722-090-8, lire en ligne), (roman policier).
Michel Serres, Biogée, (essai).
Antoine Tracqui, Point Zéro, Ed. Critic, 2013, (roman).
Étienne Klein, En cherchant Majorana, (essai).
Camille Polet, La disparition du chat, Ed. Le Sabot, 2023, (roman).
Mémorial
Le centre Ettore Majorana (en italien : Fondazione e Centro di Cultura Scientifica Ettore Majorana ; en anglais : Ettore Majorana Foundation and Centre for Scientific Culture, en abrégé EMFCSC) a été fondé en 1963 à Erice (Sicile).
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